Notre association réalise des documentaires qui racontent les territoires autrement : avec un regard extérieur, nouveau et poétique que nous mélangeons à celui des personnes qui les connaissent, les vivent, les pratiquent, les partagent. Nos reportages visent à montrer une autre réalité mais surtout la réalité des autres et a pour ambition d’unir, de rassembler et de valoriser
Lorsque l’on vit depuis des années dans un quartier, une ville, un village… la façon dont nous percevons ce territoire est emprunt de notre histoire, de ce que nous y avons vécu, des bons moments partagés et parfois même de moins bons souvenirs. Cependant, cette vision n’est qu’une parmi de multiples autres : il y a aussi celle des autres habitant.e.s qui ne partagent pas les mêmes fréquentations, les mêmes lieux, les mêmes passions, ou celles des personnes extérieures qui regardent cet endroit avec un peu de recul et qui y verront sûrement des beautés qui nous échappent : des perles rares.
Perles rares est un projet de documentaire vidéo qui vise à raconter un territoire non pas de manière factuelle mais au travers du subjectif et du sensible. D’une part, il rassemble les paroles d’habitant.e.s, collecte leurs histoires et met en lumière ce qui n’est pas toujours visible, et d’une autre part, les images filmées par nos caméras apportent une vision neuve, sans aprioris, un regard qui est encore dans la découverte et parfois même l’émerveillement.

Historique
Tout a commencé en 2020 avec une commande du Centre social Albert Jacquard, implanté sur le Quartier Saint Maurice-Pellevoisin : il a réuni la poétesse Pipo Solo et notre association pour réaliser un documentaire et un concert au travers de portraits d’habitant.e.s afin de mettre en lumière ce petit bout de quartier « en forme de cœur » qu’est Caulier. S’en est suivi un deuxième projet, construit sur le même modèle, pour le Centre social de l’Ostrevent et la Sensée : Ce qui pousse.
L’année dernière, nous avons réalisé un documentaire de 26’ sur le plan de rénovation urbaine des Oliveaux à Loos. L’idée, en plus d’informer sur les travaux à venir, était de garder une mémoire du quartier en racontant l’histoire de ses habitant.e.s, mais aussi de se projeter dans un avenir, toujours en incluant celles et ceux qui y vivent.
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, cette proposition de documentaire et de reportage s’étend à des sujets plus spécifiques comme la mise en lumière de la biodiversité ou d’actions de solidarité et de vivre-ensemble. Le personnage principal de ces films sera toujours un lieu, comme un point central qui rassemble les personnes.
Au travers de ces films, nous voulons tendre le micro à celles et ceux que nous n’avons pas l’habitude d’entendre, montrer celles et ceux que nous n’avons pas l’habitude de voir, informer sur des réalités que nous ne connaissons peut-être pas, tout simplement parce que nous n’y sommes pas confronté.e.s. La haine provient de l’ignorance et de la peur des différences, alors écoutons ce que d’autres ont à dire, leurs histoires, leur quotidien… Regardons aussi ce que nous ne prenons peut-être pas le temps de regarder : un oiseau sur une branche, un lever de soleil, la richesse de nos paysages.

Mise en lumière de la biodiversité de Harnes

Nous travaillons en ce moment sur notre quatrième Perles rares. Nous allons suivre la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) dans ses actions de sensibilisation dans les écoles. Le but de Lucie Ligault, éducatrice à l’environnement, est de faire connaître la biodiversité locale, notamment au travers de sorties nature avec plusieurs classes. De notre côté, nous allons la suivre dans ses actions mais aussi filmer la faune et la flore locales pour montrer aux habitant.e.s que même dans leur commune, la biodiversité est présente et doit être protégée. D’ailleurs, nous remercions le cinéma Jacques Prévert de Harnes pour sa confiance et ce beau partenariat. La projection du film est prévu le 15 mai au cinéma de Harnes dans le cadre du festival « Des racines et des hommes ».